Bases de l'Unité

 

Les bases de l’unité

1ère partie  

 

Travailler à l’unité des chrétiens n’est pas un chemin facile :

 

  • Nous récoltons les fruits de près de vingt siècles d’excommunications réciproques.
  • Nous n’éprouvons pas le besoin de sortir de notre cocon pour aller vers les autres. 
  • Nous sommes dans la vérité, pensons-nous, chacun pour sa part; les autres beaucoup moins. Certains sont carrément dans l’erreur. C'est donc aux autres de venir vers nous, etc. 
  • Aller vers les autres est une démarche jugée inutile puisque nous n'arriverons pas à convaincre les autres à nous rejoindre dans notre spécificité. Les optimistes au contraire pensent pouvoir "convertir" leurs frères, et s'y emploient.  (Comme s'il ne valait pas mieux se consacrer au salut des perdus. ) 
  • D'autres ont peur de la contamination, d’y perdre leur âme : ne risquons-nous pas de nous souiller au contact d’hérétiques qui vont nous faire perdre notre communion avec Dieu ou même notre salut ?
  • C'est une démarche hasardeuse car il existe aussi un risque, celui de se heurter à des doctrines ou coutumes dérangeantes, ce qui peut amener à faire des comparaisons et donc à se remettre en cause, individuellement ou collectivement. Ce que personne n’aime faire. On est tellement mieux dans ses confortables certitudes, bien au chaud dans sa routine.
  • N'y aurait-il pas en jeu, par hasard, des intérêts financiers et par conséquent des guerres d'influence et de pouvoir, ?...

Deux remarques:

- Le salut n'appartient qu'à Dieu seul. Nul ne peut décider qui sera sauvé ou non. C'est la prérogative du Père. Personne n'aurait parié un sesterce sur le brigand à qui Jésus a dit: "Aujourd'hui même tu seras avec moi au Paradis."

- Jésus nous ordonne de nous aimer les uns les autres. Il nous demande même d'aimer nos ennemis. Nous ne prenons donc aucun risque en lui obéissant, en aimant nos frères ou ceux qui croiraient éventuellement à tort être nos frères. Et ce n'est pas en boudant que l'on y arrive. 

 

C’est pourtant dans l’unité que Dieu nous veut :

  • L’unité des chrétiens n’est ni un caprice ni une mode. Elle s’inscrit complètement dans la volonté de Dieu. Nous ne reviendrons pas sur les versets tant de fois cités dont les plus célèbres se trouvent dans l’évangile de Jean au chap.17, v. 20 à 26.

 

  • Pour bien comprendre la pensée de Dieu, écoutons certains auteurs célèbres :

« Dans la Parole de Dieu, nous trouvons « l’Eglise de Dieu » au singulier (I Corinth. 10 v.32), mais nous trouvons le même mot au pluriel : « les églises de Dieu ». Comment cette unité devient-elle une pluralité ? La pluralité des localités est la seule raison pour laquelle l’Eglise de Dieu a été séparée en églises de Dieu. La localité est le seul fondement scripturaire de séparation de l’Eglise en églises ».

Plus loin, on lit : « Qu’est-ce qu’une église selon le Nouveau Testament? Ce n’est ni un bâtiment, ni une salle d’évangélisation, ni un centre de prédication, ni une mission, ni une œuvre, ni une organisation, un système, une dénomination ou une secte. C’est le rassemblement pour l’adoration, la prière, la communion et l’édification mutuelle de l’ensemble du peuple de Dieu d’un endroit donné, et ce rassemblement s’effectue du fait qu’il s’agit de chrétiens du même endroit. Tous les croyants (NDLR : en Jésus-Christ) d’un même lieu forment l’église de ce lieu et, à sa mesure, elle se doit de proclamer ce que l’Eglise proclamerait. Ils sont le corps du Christ dans ce lieu ; aussi doivent-ils apprendre à se placer sous la direction du Seigneur et à manifester l’unité de tous ses membres, en se gardant soigneusement du schisme et de la division. »

Watchman Nee, la vie normale de l’église

 

Derek Prince a exactement la même compréhension : « L’église locale est la partie de l’Eglise universelle qui réside dans une localité donnée. Aucune autre qualification n’est nécessaire… A aucun moment le Nouveau Testament ne parle d’églises dans une ville en employant le pluriel. Dans une localité donnée, il n’existe que l’église au singulier, une seule église.

Le Nouveau Testament ne parle pas non plus d’église, en employant le singulier, dans une province donnée. Cela démontre qu’une église ne peut jamais grandir en une vaste organisation qui inclut les personnes vivant dans plusieurs endroits différents. Pour résumer, il existe deux lieux qui définissent l’église locale. Le premier est la ville, le second est la maison. Ainsi quelle que soit la dimension de la ville ou du village, il n’existe qu’une seule église locale dans ce lieu. Il ne peut y avoir deux églises en compétition dans une même localité. Cette conclusion est très importante. Il est antibiblique de parler de deux églises qui se chevaucheraient ou occuperaient le même lieu. Cela est totalement exclu du Nouveau Testament. »

Nous héritons donc d'une situation et d'une organisation qui ne sont pas conformes à la pensée et à la volonté de Dieu. Il est important d'en prendre conscience.

 

Les bases de l’unité

 2ème partie

 

L’assemblée des Saints :

« La plupart des vrais chrétiens partagent une doctrine communément appelée « l’Enlèvement de l’Eglise » (I Thess. I v.16). Des études et des débats se tiennent sur la date de cet évènement, mais la Bible nous assure qu’il aura lieu avant le retour de Jésus-Christ. Cependant, avant que nous soyons « enlevés », pour aller à la rencontre du Seigneur, il y aura un temps de grâce inhabituelle pendant lequel l’Eglise Vivante de Jésus-Christ se préparera, telle une épouse. (Apo. Chap. 19 v.7). Dans ce temps exceptionnel de préparation, même si nous n’atteignons pas la perfection, nous serons conscients d’une nouvelle dimension de sainteté, habituelle au Seigneur pendant son ministère ici-bas. (I Tess. 3 v. 11-13 ; Eph. 5 v.26 ; Phil. 1 v. 9, 10)

Une unité accrue résultera de cette prise de conscience. Les accusations de calomnie cesseront et seront remplacées par l’intercession et l’amour. L’ambition et les divisions que nous pouvons constater de nos jours entre diverses congrégations chrétiennes seront reconnues comme des péchés dont nous nous repentirons avant le retour de Jésus.

La vérité de ce message doit être clarifiée car la plupart des chrétiens considèrent que l’unité au sein du Corps de Christ est inconcevable avant qu’il ne revienne. Ils n’ont   pas discerné, ni n’ont lutté contre les mensonges de l’ennemi, qui ont conditionné les croyants à accepter les dissensions et le sectarisme dans l’Eglise. Je suis fermement convaincu que l’Eglise qui sera «enlevée » sera libérée des luttes intestines et des divisions charnelles – ce sera une épouse « sans ride ni tâche » préparée pour son époux. Pendant l’enlèvement, nos corps seront changés, mais notre personnalité, qui    est l’essence de ce que nous sommes restera intacte. Il n’y aura aucun regret et personne ne se demandera comment « ceux de cette église » y seront arrivés, car l’Epouse sera une église édifiée dans l’amour, se réunissant dans des lieux différents,   mais servant le même Seigneur.  Ces différents disciples de Jésus-Christ seront connus pour leur amour ardent et saint les uns pour les autres – pas simplement dans leurs assemblées locales, mais dans le contexte de l’église au niveau de la cité.

 

Un troupeau avec un berger

Il est très intéressant que le terme scripturaire pour l’enlèvement signifie «rassemblement ensemble » (I Thess. 2v.1 ; Matth. 24 v.31). Ce qui sera consumé dans ce dernier « rassemblement » physique avec le Seigneur sera accéléré par un rassemblement spirituel de on corps sur terre. En ce qui concerne l’ère connue comme « la fin des temps », Jésus a enseigné que « les bons poissons seront mis dans des vases » (Matth.13 v.48). Dans le contexte du combat spirituel, Jésus a averti que celui qui n’assemble pas avec Lui disperse (Matth. 12 v.30). Cette dispersion, ce processus de division des brebis du Seigneur a assez duré. Jésus a résolu dans son cœur d’apporter la guérison et l’unité dans Son corps. » A ce sujet, au travers du prophète Jérémie, il a donné un avertissement solennel. Il a dit : « Malheur aux bergers qui détruisent et dispersent le troupeau de mon pâturage. » (Jér. 23 v.1). Le Fils de Dieu n’est pas content des divisions charnelles au sein de Son Corps. En fait, le Seigneur promet de châtier ceux des pasteurs qui continuent de construire leurs royaumes sans se soucier de bâtir le sien. « Voici, je vous châtierai à cause de la méchanceté de vos actions » (v.2)

Dans Jean 10 v. 16, le but du Seigneur est clair : « Il y aura un seul troupeau, un seul berger. » Les pasteurs de la dernière église chrétienne seront les assistants-bergers du Seigneur Jésus. Ils seront oints pour rassembler ceux qui restent et dans cette onction, ils seront féconds et multiplieront. Dès à présent, quand nous nous humilions nous-mêmes et que nous soumettons nos cœurs à Sa volonté, nous participons à ce  « rassemblement ». Ce processus va continuer progressivement jusqu’à ce que l’amour de Christ abatte les barrières entre frères. Avant le retour de Jésus, nous serons vraiment « un seul troupeau avec un berger ». Nous seront saints et irréprochables, nous rencontrant dans des lieux divers, mais baptisés en un seul Corps.

 

Ne censurez pas la brèche, Réparez-la !

Dieu a besoin de gens, qui voyant une brèche dans le mur de l’Eglise (au niveau de la cité), se positionneront sur la brèche et rebâtiront le mur, pour que l’Eglise tienne au jour de la bataille. Dans toute ville, bourg ou village, nous avons tous besoin des autres églises

Si nous voulons tenir ferme.

Peut-être voyez-vous ces autres églises comme faibles dans la foi. La Parole nous dit que « sans contredit, c’est l’inférieur qui est béni par le supérieur. » (Héb. 7 v.7). Si vous êtes vraiment supérieur, sans une once d’orgueil, vous chercherez des manières d’être une bénédiction pour les autres églises. Votre amour, à l’image de celui du Seigneur, chassera toute crainte. Vous aurez vraiment un fardeau de voir le Corps de Christ tout entier se lever et non pas simplement votre assemble. Vous respecterez la diversité avec laquelle Christ se révèle dans l’Eglise. En vérité, Jésus dit que « le plus grand parmi vous deviendra le serviteur de tous ». (Marc 9 v. 35 ; Matth. 23 v. 11)

Si une église dans votre ville confesse Jésus comme Seigneur et Sauveur, elle est nécessaire pour compléter l’œuvre de Dieu dans cette ville.  Si vous vous rencontrez quotidiennement ou de façon hebdomadaire pour prier ensemble, vous serez bénis et surpris de voir comment Dieu a préparé les autres. Ne venez pas avec l’attitude de quelqu’un qui veut enseigner ou diriger, mais pour aimer et servir. En ceci, Dieu ne cherche pas des responsables, mais des disciples de Jésus-Christ.

 

Réparateurs de brèche de Francis Frangipane, Traduction Dominique François.

 

Les bases de l’unité

3ème partie

 

Comment réaliser l’unité, alors que l’on constate tant de divergences doctrinales ?

Supposons qu’il y ait une volonté de rapprochement sincère et profond entre les différentes communautés. Nous n’en sommes pas encore là, malheureusement. En dehors des difficultés organisationnelles, pour être ensemble, un autre obstacle de taille est celui des divergences doctrinales, en effet. Il m’apparaît que trois principes suffiraient à permettre cette unité sur le fond. C’est à mon avis le minimum incompressible, sur lequel aucune concession n’est permise. Au-delà on peut trouver des interprétations différentes de la parole qui n’altèrent pas la capacité à se rassembler. Au-delà encore, on peut aussi trouver des manières différentes de célébrer sa foi, dont les formes peuvent différer d’une église à une autre, d'une culture à une autre, sans que cela nuise à une même communion.

 

Le premier principe est de mettre en avant les vérités communes qui nous unissent plutôt que les détails qui nous séparent.

En premier lieu   le salut en Jésus-Christ et la Seigneurie de Jésus-Christ.

 

  • Jésus est le messie, venu dans la chair pour détruire les œuvres du diable (I Jean 3 v.8)
  • Nous reconnaissons tous que par Lui nous avons accès auprès du Père, et par conséquent à la vie éternelle (Eph. 2 v.18)

En second lieu  la Parole 

  • Nous croyons tous que la Bible est la parole de Dieu. (2 Tim. 3 v.16)

Le second principe est de faire passer Christ et Sa Parole avant ses propres doctrines, son église ou la façon de faire les choses. C’est l’humilité de croire que nous avons tous besoin de progresser dans la connaissance de Christ et du Père, que la quête permanente de la vérité doit être ce qui nous motive au quotidien, à cause de l’amour que nous avons pour Jésus-Christ et de l’envie que nous avons de lui être agréable. Sans cette capacité à se remettre en cause, non pas devant des hommes, mais devant Dieu, il ne peut y avoir d'unité.  

 

Le troisième principe est de s’aimer les uns les autres selon le commandement de Christ.

 

Ces trois principes devraient nous amener à :

  • Soutenir, de toutes les façons, toute personne qui répand l’Evangile.
  • Prier pour que l’Esprit Saint agisse dans mon église locale mais aussi dans les autres églises locales de la ville.
  • Respecter les interprétations « bibliques  valides »
  • Amener les pasteurs ou prêtres à prier pour le succès de l’œuvre de Dieu entreprise par les autres pasteurs ou prêtres.

____________________________________

 

Commentaire (0)

Aucun commentaire

Ajouter un commentaire

Vous devez être connecté pour poster un message.

Dernière mise à jour de cette page le 28/07/2008