Point de vue sur l'UNITE aujourd'hui

L'unité chrétienne...
Ce qu'elle est ...et ses limites

Daniel Molla

Introduction

Sujet passionnant, important pour la vie de nos églises, et difficile à traiter! Il existe sur cette question des sensibilités, des approches différentes. J'en suis bien conscient. Chacune de nos églises rencontre cette question de l'unité chrétienne dans ses rapports avec d'autres églises et mouvements qui existent dans sa région, sa ville ou son village. Les situations varient beaucoup d'un endroit à l'autre. Comment traiter les problèmes de collaborations, de relations inter-ecclésiastiques? Quels principes suivre? «Que dit l'Ecriture» au sujet de l'unité chrétienne?

I. La recherche de l'unité

De nos jours, le mouvement œcuménique fait de la recherche de l'unité son combat. Son but est de regrouper sous sa bannière tous ceux qui se réclament du christianisme, et d'aboutir à une organisation qui, en manifestant l'unité des croyants, apporterait enfin un exaucement à la prière de notre Seigneur: «Que tous soient un».

L'objectif qui consiste à unir les chrétiens est louable. Il y a derrière l'œcuménisme une belle pensée, imprégnée d'amour chrétien. L'idéal ne paraît manquer ni d'élévation, ni de fondement sur le plan biblique. De plus, il semble correspondre à un vrai besoin. Après deux guerres mondiales et devant la multiplicité des conflits qui ensanglantent la planète, comment ne pas désirer que l'œcuménisme réussisse sur le plan religieux ce que l'on aimerait voir réussir sur le plan politique par le moyen des Nations Unies? Cela éviterait déjà certaines guerres dont le prétexte avoué est religieux! Il faut l'unité, c'est évident! Il faut encourager la compréhension mutuelle, l’amour fraternel. Et qui d'autre que les chrétiens devraient donner l'exemple de l'unité, la rechercher, la vivre, en être les artisans? Si nous reconnaissons l'inspiration et l'autorité des Saintes Ecritures, une telle recherche s'inscrit au cœur de notre vie chrétienne, au centre de notre programme d’église locale…car, d’une manière générale:

1.1 L'Ecriture est «pour» l'unité

La Bible nous parle des bonheurs de la communion fraternelle, de la joie d'adorer Dieu et de le servir ensemble. Voici, oh! qu'il est agréable, qu'il est doux pour des frères de demeurer ensemble! (Ps 133: 1). Le Nouveau Testament exprime à bien des reprises et de bien des manières, de la description à l’exhortation en passant par le récit, le bonheur et le devoir de la communion fraternelle. C'est une réalité du premier jour: il nous est dit que les premiers convertis persévéraient dans l'enseignement des apôtres, dans la communion fraternelle, dans la fraction du pain et dans les prières... Tous ceux qui croyaient étaient dans le même lieu et ils avaient tout en commun (Actes 2:42-44). Ils étaient chaque jour tous ensembles assidus au temple... (Actes 2:46). Les apôtres, de leur côté, insistent régulièrement sur l'importance d'un amour fraternel sincère; aimez-vous ardemment les uns les autres, de tout votre cœur, écrivait Pierre (1 Pi 1 :22).

Certes, ces textes s'inscrivent dans le cadre d'églises locales. Mais cette communion ne doit elle pas être recherchée et manifestée aussi entre tous les chrétiens? Le Christ n'a-t-il pas dit: Que tous soient un? Les images que le Seigneur nous donne de son Eglise militent clairement en faveur de l'unité des croyants:

-l'Eglise est le corps de Christ... les membres qui le composent sont très différents les uns des autres, ils n'ont ni les mêmes fonctions ni les mêmes capacités, mais ils forment ensemble une unité qui manifeste la même vie. Leur diversité fait la richesse du corps. Aussi: Qu'il n’y ait pas de division dans le corps... (1 Cor 12:25). Comme le corps est un et a plusieurs membres, et comme tous les membres du corps, malgré leur nombre, ne forment qu'un seul corps, ainsi en est-il de Christ. (1 Cor 12: 12). Christ est la tête; l'Eglise est son corps (Col 1.18). Quelle unité que celle-là, puisqu'elle a pour auteur le seul Esprit!

-l'Eglise est la «maison» de Dieu. En lui vous êtes aussi édifiés pour être une habitation de Dieu en Esprit. (Eph 2:22). Cette «maison» spirituelle unit les pierres vivantes autour de la même pierre vivante: le Christ, et pour une même vocation: être le temple de Dieu. Son unité provient aussi de ce qu'elle est édifiée par son unique architecte: le Seigneur Jésus, qui a dit: Je bâtirai mon EGLISE... (Mat 16:18). «Mon> EGLISE, au singulier. Au-delà des églises locales dont le Nouveau Testament nous parle abondamment, il y a cette EGLISE -en lettres majuscules -qui rassemblera un jour tous les élus de Dieu de tous les temps, une grande foule, que personne ne pourra compter, de toute nation, de toute tribu, de tout peuple et de toute langue (Apoc 7.9).

-l'Eglise est l'épouse de Christ. Il l'aime, Il l'a rachetée, Il s'est livré pour elle et Il la prépare, la sanctifie, la purifie, pour le jour du banquet des noces de l'Agneau. (Eph 5.25-33, Apoc 19.7-9).

-l'Eglise est le troupeau du Seigneur. Le Christ déclare à son sujet : il y aura un seul troupeau et un seul berger (Jn 10.16).Toutes ces images décrivent, chacune à sa manière, l'unité de l'EGLISE. Cette unité nous est aussi proposée, à maintes reprises et de diverses façons, comme un objectif à atteindre: être UN en Christ (GaI 3.28), nous efforcer de conserver l'unité de l'esprit par le lien de la paix... (Eph 4:3), marcher d'un même pas (PhiI3.15), être tous animés des mêmes pensées et des mêmes sentiments, pleins d'amour fraternel, de compassion, d’humilité. ( I Pi 3:8; PhiI2.1-5). Sous ces exhortations apostoliques, on ne peut que reconnaître le commandement que Christ nous a laissé de nous aimer les uns les autres (ln 13.34; 15.12, etc.). Ce qui nous amène à considérer aussi que:

1.2 L'Ecriture est «contre» les divisions

Voici quelques textes très significatifs: Je vous exhorte, frères, par le nom de notre Seigneur Jésus-Christ, à tenir tous un même langage, et à ne point avoir de divisions parmi vous, mais à être parfaitement unis dans un même esprit et dans un même sentiment Christ est-il divisé? (I Cor 1.10, 13). Je vous exhorte à prendre garde à ceux qui causent des divisions et des scandales, au préjudice de l'enseignement que vous avez reçu. Eloignez-vous d'eux, (Rom 16:17). Les œuvres de la chair, ce sont... les inimitiés, les querelles... les disputes, les divisions, les sectes... (GaI 5:20). Eloigne de toi... celui qui provoque des divisions. (Tit 3:10)... etc.

Quelle fermeté à l'égard des diviseurs! L'unité des croyants doit être traitée avec le plus grand sérieux; il faut l'aimer, la chérir. Elle a du prix aux yeux du Seigneur. Il est grave de la blesser. Ce n'est qu'en donnant tout son poids au fait que l'Ecriture est «pour> l'unité et «contre» les divisions que l'on peut tenter d’aborder le sujet de l'unité chrétienne, de sa définition et de ses limites. Tels sont les principes fondamentaux que nous devons garder à l'esprit au moment d'examiner la situation actuelle du monde chrétien.

2. Les bienfaits et les inconvénients de l'unité

Devant les divisions du christianisme et le triste spectacle de morcellement que donnent les diverses familles de la chrétienté depuis longtemps, que penser? On peut voir là, avec beaucoup d'autres, un scandale, un mauvais témoignage, une trahison de l'intention divine, une cause évidente, enfin, du rejet de la foi par beaucoup d'hommes. D'une certaine manière, nous partageons cette opinion. Le livre des Actes nous montre que l'unité des chrétiens et les progrès de l'Evangile sont intimement liés; que l'unité et la croissance de l'Eglise vont souvent de pair (Act 2.44-47; 4.32-33; 5.12,14; 9.31 ).Nous connaissons les bienfaits qui découlent de manifestations tangibles de l'unité entre croyants: à l'extérieur, l'amour qui unit les chrétiens constitue un témoignage éloquent en faveur de l'Evangile de Jésus-Christ; et, à l'intérieur, que d'occasions d'apprendre et d'être encouragés, enrichis par les connaissances, les talents et les expériences d'autres frères et sœurs !

Il est vrai que ces contacts peuvent se révéler «embarrassants», mais pas forcément pour de mauvaises raisons. Ces fraternelles «confrontations» peuvent nous aider à discerner ce qui, dans nos propres conceptions, est «vérité» et ce qui n'est peut-être que «tradition». Nous pouvons être plus ou moins prisonniers de notre histoire, de nos habitudes ou de nos expériences personnelles. Fréquenter d'autres chrétiens nous oblige à réfléchir dans des domaines où nous prenons peut-être pour des convictions «bibliques» des opinions toutes faites que nous respectons sans trop savoir pourquoi. Nos manières de penser et d'agir se trouvent ainsi testées. Il faut accueillir sereinement ce genre de difficulté. A vouloir l’éviter, on courrait le risque de rater en même temps une occasion de progresser, de repenser notre foi et notre pratique. Les mises en commun peuvent être réciproquement stimulantes.

2.1 Autrefois

Les églises primitives différaient beaucoup les unes des autres, comme on le voit sans peine pour Corinthe et Ephèse. Il y avait de l'une à l'autre des différences de styles, d'organisations, de sensibilité. Les contextes culturels, religieux, sociaux, politiques, raciaux ne pouvaient manquer d'influencer des églises dont les membres avaient des origines tellement diverses et qui vivaient elles-mêmes dans des milieux très différents. Aussi l'unité entre les églises ne voulait surtout pas dire «uniformité» ! Aucune église n'était une sorte de copie conforme, de clone, d'une église modèle, qui aurait pu être celle de Jérusalem ou celle d’Antioche de Syrie.

Bien des indices, dans les Actes et les épîtres, montrent que ces églises entretenaient des contacts assez fréquents, contacts qui n'allaient d'ailleurs pas sans problèmes. Il n'y avait pas que les gens «bien sous tous rapports» qui voyageaient. Ces contacts amenaient du bon et du moins bon; parfois du franchement mauvais! Mais les églises ne cherchaient pas à vivre en milieu aseptisé ou dans une sorte de quarantaine (inversée) pour éviter les contagions. Une telle crainte aurait été un signe de mauvaise santé. Elles acceptaient donc les risques de l'unité des croyants et des relations fraternelles avec d'autres églises. Elles étaient cependant attentives à éprouver les esprits, à dénoncer les faux frères, à combattre l'erreur doctrinale. Et s’il leur arrivait d'y manquer, les apôtres et les bergers des églises devaient être prêts à assumer cette responsabilité. C'était leur rôle, leur désagréable, mais incontournable devoir. Le Nouveau Testament ne voile pas cette réalité: il en donne de nombreux exemples et énonce les principes qui doivent inspirer les chrétiens devant des situations de ce genre.

Il y avait donc une unité réelle entre les églises primitives. Les apôtres maintenaient les contacts avec elles et entre elles. Ils les conduisaient à louer Dieu pour les progrès de l'œuvre, ou à intercéder en faveur d'églises en difficulté. L'entraide répondait aux besoins, dès qu'ils étaient connus, avec autant de spontanéité que d'efficacité (cf. Act 11.29-30; 2Cor8. 9). Une telle unité n'avait donc rien d'artificiel: elle n'était pas de façade ou d'institution. Elle n'avait pas entraîné la création d'une grande organisation religieuse; elle en ignorait les hiérarchies, voire la bureaucratie, et n'en utilisait pas les moyens. Ce n'était du reste pas les seuls apôtres ou leurs représentants qui, en visitant les églises, entretenaient leurs relations: d'autres chrétiens aussi jouaient ce rôle, en dehors de toute mission officielle, lorsqu' ils quittaient une ville pour s'établir dans une autre, ou lorsque, de passage, ils recevaient ici ou là, l'hospitalité (Héb 13,2). Cette unité n'avait qu'une origine: l'amour profond des églises pour le Christ et leur volonté de le servir quoi qu’il en coûte. En Son nom, ils poursuivaient partout les mêmes objectifs; ils annonçaient le même message du salut par grâce, par le moyen de la foi; ils avaient la même conception générale de l'Eglise, la même approche de la vie chrétienne, la même joie de servir à l'avancement du Royaume de Dieu dans l'attente du retour de Christ.

Une grande vigilance s'exerçait pour que ce cap soit maintenu, malgré les différences inévitables de sensibilité entre les églises. L'unité était là, dans les cœurs, et elle rejaillissait vers l'extérieur, bien visible pour le monde environnant qui trouva un surnom éloquent pour les disciples du Christ: on les appela «chrétiens».

Si le Seigneur veut l'unité, c'est donc pour notre bien: c'est pour qu'un témoignage soit rendu à la louange de Sa grâce; c'est aussi en vue d'un enrichissement spirituel réciproque; et c'est encore pour qu'ensemble nous puissions faire ce qu'il nous serait difficile d'accomplir séparément (comme quand les églises de Macédoine et de Grèce unissent leurs efforts pour apporter une aide aux églises de Judée dans l’épreuve). Pour toutes ces raisons (et pour quelques autres encore), on ne peut que désirer l'unité... ardemment! Mais comment s’orienter dans la situation actuelle que sa confusion et sa complexité rendent si déconcertante ?

2.2 Aujourd'hui

Il est difficile de transposer la situation de l'Eglise primitive dans notre contexte actuel. Tant de choses ont changé. Il n'y a plus d'un côté: le judaïsme et le paganisme, et d'un autre côté: les églises locales, persécutées, au milieu d'un monde hostile. Sans doute le monde a-t-il beaucoup évolué depuis 20 siècles en ce qui concerne le style de vie et les formes extérieures; mais, sur le fond, dans le domaine spirituel, il est resté tout autant opposé à l’Evangile. ..il préfère toujours les ténèbres à la lumière. Le christianisme, quant à lui, a beaucoup changé, non seulement dans ses formes, mais aussi dans son fond. La scène religieuse offre un spectacle extrêmement complexe, avec une quasi infinité de nuances légères ou d'oppositions caractérisées sur les questions doctrinales et pratiques entre ceux qui se réclament de l'héritage chrétien.

Dans ce contexte-là, une question se pose: les divisions que l'on constate aujourd'hui, au sein du christianisme, sont-elles toutes scandaleuses et constituent-elles autant de trahisons de l'intention divine? Certainement pas. Le Nouveau Testament le montre clairement: l'unité dont il parle avec tant de chaleur n'est ni une unité à n' importe quel prix, ni l'unité n'importe comment, sur n'importe quelles bases et avec n'importe qui. D'une certaine manière, on peut résumer son enseignement en disant que toute unité n'est pas forcément unité de l'Esprit et que toute division n'est pas forcément coupable. Il faut «examiner toute chose et retenir ce qui est bon» (1 Thes 5.21). Nous trouvons dans le texte inspiré des indications susceptibles de guider cet examen et d'éclairer notre route, même dans le brouillard qui recouvre actuellement notre paysage religieux.

Il est nécessaire ici de distinguer, même s'ils sont conjoints et solidaires, deux aspects de l'unité chrétienne: l'aspect «spirituel», qui est déjà une réalité pour ceux qui sont «en Christ», et l'aspect «visible», humainement organisé, qui est à manifester concrètement, avec les objectifs que nous proposent les Ecritures. C’est ce qui se fait au sein des églises locales où le spirituel et le visible se rejoignent de manière heureuse, dans une organisation qui s'inspire des principes enseignés dans le Nouveau Testament. C'est encore ce que l'on retrouve quand des Eglises, ayant la même Confession de Foi, s'unissent dans le cadre d'Associations pour dire et faire ensemble, devant le monde, ce qu’elles ne pourraient pas dire et faire séparément.

Mais il y a un autre niveau de «visibilité» qui peut être recherché, me semble- t-il, pour une pleine manifestation de l'unité spirituelle, même s'il est plus difficile à atteindre. C’est celui qui rassemble des chrétiens membres de dénominations diverses dans un témoignage commun devant le monde. Il serait vain d'en nier l'importance. Cet appel à réaliser de manière concrète l'unité des chrétiens est, dans l'idéal, le projet œcuménique; c'est aussi le projet (moins ambitieux, mais plus concret) des diverses collaborations inter-ecclésiastiques qui se proposent à nous, sur le plan local ou régional. Jusqu'où faut-il aller dans ces manifestations tangibles d'unité? Dans quel cadre les situer? Ces questions ne sont pas simples.

D'ailleurs, chaque fois qu'il s'agit de fixer un cadre ou des limites à ne pas dépasser, les difficultés sont grandes... cela a quelque chose d'arbitraire: tracer une ligne, c’est toujours définir deux côtés, distincts et séparés; c'est, du même coup, délimiter deux «camps» L'appartenance à l'un ou l'autre de ces camps entraîne ou manifeste une réelle séparation, produite par la différence des options religieuses. Remarquons cependant qu'une séparation de ce genre peut atteindre des amis sans pour autant détruire leur amitié.

L’œcuménisme, sous ses formes diverses (locales, nationales ou internationales), est-il une sorte de passage obligé pour un témoignage chrétien efficace face au monde? Rien n'est moins sûr! Certains semblent croire qu'il faudrait être tous ensemble dans un même grand navire œcuménique pour aller à la pêche et avoir du succès! Mais l'efficacité de la méthode est loin d'être prouvée! Le professeur CarI Witloof (cité par H. Blocher) a fait cette remarque qui ne manque pas de pertinence: «Les grands transatlantiques sont-ils réellement plus efficaces que les petits bateaux quand il s'agit d'aller à la pêche?» Bonne question! Dans la pratique, on le constate: l'unité visible, la plus large possible, n'est pas toujours garante d'un témoignage efficace et vrai.

Il est vrai que nos contemporains rejettent l'Evangile, et que l'influence que celui-ci peut avoir dans le monde semble diminuer. Mais il ne suffit pas, pour expliquer ces faits, d'invoquer l'absence d'unité du peuple de Dieu. Il faut tenir compte aussi du contexte dans lequel se fait l'évangélisation: il se caractérise, sur un plan général, par l'indifférence spirituelle des hommes ou leur franche hostilité à l'Evangile, le matérialisme et ses puissants attraits, et, sur le plan religieux, par le fait que, depuis des siècles, les églises «chrétiennes» obscurcissent, défigurent le message de l'Evangile et maintiennent, en quelque sorte, "la vérité captive"..., sans parler des sectes multiples qui ajoutent à la confusion. Et l'on ne peut, malheureusement, passer sous silence, chez beaucoup de chrétiens «évangéliques», la froideur spirituelle, un manque de zèle et de consécration, ou bien, parfois, un zèle sans intelligence, un message déséquilibré, tronqué ou caricatural qui fait office de repoussoir... ou de «miroir aux alouettes!» Tout cela nuit à la crédibilité du message du salut et rend les églises locales fort peu convaincantes aux yeux de ceux qui cherchent le vrai chemin. N’oublions pas enfin l'adversaire, le menteur, l'accusateur des frères, le grand falsificateur, qui déploie, à l'intérieur comme à l'extérieur des églises, une action d'une redoutable efficacité pour que cette situation spirituelle déplorable se maintienne ou s'aggrave... si possible!

Quelques textes bibliques peuvent nous aider à retrouver le cadre dans lequel l'unité des enfants de Dieu peut et doit se manifester. Ils contiennent des réponses précises aux questions que nous nous posons.

3. L'étendue et les limites de l'unité chrétienne

3.1 Jean 17

Examinons très brièvement l'un des textes les plus cités pour exhorter les enfants de Dieu à réaliser leur unité: Jan 17, et plus particulièrement les versets 20 et 21: Ce n'est pas pour eux (les disciples) seulement que je prie, mais encore pour ceux qui croiront en moi par leur parole, afin que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et comme je suis en toi, afin qu'eux aussi soient un en nous, pour que le monde croie que tu m'as envoyé .

Que tous soient un: parole on ne peut plus claire et d' autant plus précieuse quand on considère que Jésus l’a prononcée dans une prière adressée à Son Père céleste, à la veille de la crucifixion, alors qu'Il se préparait à donner sa vie pour «ses brebis». Le poids des mots devient alors considérable. Le bon berger plaide en pensant à son troupeau présent et à venir.

Le Seigneur veut l'unité de «tous»! Mais que recouvre ce «TOUS»? :
v.2 Ce sont ceux que le Père lui a donnés, à qui il accorde la vie éternelle.
v.3 Ils connaissent le seul vrai Dieu et celui qu'Il a envoyé, Jésus-Christ.
v.6 Ils sont tirés du milieu du monde... et ils ont gardé Sa parole.
v .8 Leur foi est précise: les paroles que tu m'as données... ils les ont reçues, et ils ont vraiment connu que je suis sorti de toi, et ils ont cru que tu m’as envoyé.
v.10 En eux Christ est glorifié.
v.11 Ils ne sont pas du monde, comme Christ n'est pas du monde, et ils ont besoin d'être gardés par le Père pour qu'ils soient un comme le Père et Jésus sont un.
v.12 Ce sont ceux que Christ garde et qui sont sauvés... Lorsque j'étais avec eux dans le monde, je les gardais en ton nom. J'ai gardé ceux que tu m'as donnés, et aucun d'eux ne s'est perdu, sinon le fils de perdition, afin que l'Ecriture fût accomplie.
v .13 S'ils peuvent goûter la joie parfaite de Christ... ils n'en sont pas moins:
v.14 haïs par le monde, parce qu'ils ont reçu la Parole de Dieu et qu'ils ne sont pas du monde.
v.17 Leur vie se vit dans un rapport étroit avec la vérité qui sanctifie. Sanctifie-les par ta vérité: ta parole est la vérité.
v .18 Ils ont à remplir dans le monde une mission semblable à celle de Christ: Comme tu m'as envoyé dans le monde, je les ai aussi envoyés dans le monde. ...pour proclamer la Bonne Nouvelle, appeler les hommes à la repentance... (1) Ces versets nous aident à cerner l'identité de ceux qui sont inclus dans le «tous». Le Seigneur n'envisage pas ici, de toute évidence, l'unité de différentes confessions religieuses, de différentes églises ou dénominations, mais tout simplement et merveilleusement, l'union de tous ses disciples; ils ont reçu la vie éternelle; ils exercent une foi personnelle; ils sont engagés dans le chemin de l'obéissance à la Parole de Dieu, de la sanctification et du service. Leur union est semblable à celle du Père et du Fils; elle est un témoignage à la gloire de Christ et à l’amour de Dieu pour eux. Sans doute, leur union va-t-elle se concrétiser dans l'appartenance à des familles spirituelles locales, mais ce qui les unit d'abord, c'est ce qu'ils sont en Christ... le reste n'étant que conséquences pratiques inévitables, en accord avec le plan de Dieu pour tous ses rachetés.

Jésus dit: Je leur ai donné la gloire que tu m'as donnée, afin qu'ils soient un comme nous sommes un, moi en eux, et toi en moi, afin qu'ils soient parfaitement un, et que le monde connaisse que tu m'as envoyé et que tu les as aimés comme tu m'as aimé. (Jn 1722-23). Le Père exauce toujours les prières du Fils (Jn 11.42). Cette unité spirituelle EST! Elle n'est donc pas à faire; elle est. Tous les chrétiens véritables, tous les vrais disciples, où qu'ils se trouvent et quelles que soient leurs étiquettes religieuses (qui dramatiquement et injustement les divisent parfois), sont unis en Christ, par Christ. Cette réalité, si imparfaitement visible aujourd'hui, sera glorieusement manifestée dans le ciel, quand tous les rachetés du Seigneur se retrouveront pour chanter ensemble le cantique de l’Agneau.

L’apôtre Paul a une compréhension semblable de l'unité. Elle est pour lui une réalité permanente, qu'il convient, non de rechercher comme si elle n'était pas encore là, ni de créer comme si elle devait être notre œuvre, mais de maintenir. Efforcez-vous, dit-il aux Ephésiens, de conserver l'unité de l'Esprit par le lien de la paix. (4.3) Or cette exhortation se situe dans un texte d'une importance capitale et qui peut fonder, non seulement notre réflexion, mais notre action dans ce domaine.
Paul définit l'unité chrétienne véritable, en précise les composantes, les exigences, l'étendue... et par là même, les limites. Il nous dit ce qu'il faut viser, ce qui est essentiel, indispensable. Il nous donne, en quelque sorte, le dénominateur commun des chrétiens unis selon Dieu. Il est fondamental. Il est donc important pour nous de le redécouvrir en relation avec notre sujet. Nous allons le considérer en détail.

3.2 Ephésiens 4.1-6

Après avoir dit aux chrétiens d'Ephèse (v.1-3): Je vous exhorte à marcher d'une manière digne de la vocation qui vous a été adressée, en toute humilité et douceur, avec patience, vous supportant les uns les autres avec amour, vous efforçant de conserver l'unité de l' esprit par le lien de la paix, Paul ajoute (v .4- 6): Il y a un seul corps et un seul Esprit, comme aussi vous avez été appelés à une seule espérance par votre vocation; il y a un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême, un seul Dieu et Père de tous, qui est au-dessus de tous et parmi tous et en tous.

3.2.1 Il y a un seul corps et un seul Esprit

Le Seigneur Jésus avait révélé à ses disciples les diverses étapes de l'œuvre de l'Esprit: d'abord, son action décisive au cœur de l'évangélisation: Il convaincra le monde de péché, de justice et de jugement (JnI6). En conséquence de cette œuvre puissante, des hommes se convertiront, recevront le don du Saint-Esprit et formeront l'Eglise de Jésus-Christ, à Jérusalem, mais aussi jusqu'aux extrémités de la terre (Act I; 2). Partout, des assemblées locales naîtront, s'édifieront. Le ministère du Saint-Esprit sera alors de les conduire dans toute la vérité.

Pour les chrétiens de Corinthe, Paul résume une partie du ministère de l'Esprit en ces mots: Nous avons tous été baptisés dans un seul Esprit, pour former un seul corps, soit Juifs, soit Grecs, soit esclaves, soit libres, et nous avons tous été abreuvés d'un seul Esprit. (1 Cor 12:13). Cette affirmation constitue, avec l'ensemble du ch. 12 de 1 Cor, une ébauche de la pensée à laquelle l'apôtre a donné toute sa portée dans l'épître aux Ephésiens, et notamment dans la formule que nous venons de citer (Eph 4.4: Il y a un seul corps et un seul Esprit). Les deux textes, qui s'éclairent réciproquement, déclarent ensemble que l'union des enfants de Dieu en un seul corps est réellement l'œuvre de l'Esprit. C'est lui qui fait qu'au sein des églises locales la diversité des dons, des ministères, des personnes, forme un ensemble cohérent, uni, au service de Christ.

Cependant, cette réalité si précieuse ne doit pas nous faire oublier que l'adversaire (à Corinthe comme à Ephèse) essaie de troubler l'Eglise de Jésus- Christ, de la diviser, y compris par la contrefaçon de choses qui dépendent habituellement du ministère du Saint-Esprit au sein du corps de Christ. En 2 Cor 11.4, Paul évoque la possibilité pour les Corinthiens de recevoir un autre Esprit que celui qu'ils ont reçu, ou un autre Evangile que celui qu'ils ont embrassé. Ce n'était pas là un risque isolé... une exception. L'apôtre Jean invite ses lecteurs à éprouver les esprits. Il déclare: Bien-aimés, n'ajoutez pas foi à tout esprit; mais éprouvez les esprits, pour savoir s'ils sont de Dieu, car plusieurs faux prophètes sont venus dans le monde... (I Jn4.1-3). Pour lui, ceux auxquels il s'adressait couraient des risques qui justifiaient largement de telles mises en garde. Certains événements récents dans l'expérience des églises le démontraient: Petits enfants! la dernière heure a commencé. Vous avez appris qu'un Anti-Christ doit venir. Or, dès à présent, beaucoup d’anti-christs sont là. Voilà pourquoi nous savons que nous sommes entrés dans la dernière heure. Ces adversaires du Christ sont sortis de chez nous, mais, en réalité, ils n'étaient pas des nôtres. Car s'ils l'avaient été, ils seraient restés avec nous. Mais ils nous ont quittés pour qu'il apparaisse clairement que tous ne sont pas des nôtres. (1J n 2: 18-19 «Semeur» ). Paul et Jean évoquaient des situations qui avaient été (ou qui devaient être) assainies, clarifiées. Un seul corps, un seul esprit: ces deux affirmations impliquaient une nécessaire vigilance de la part des églises devant les dangers de la contrefaçon. L'Esprit de vérité ne peut pas être l'auteur de la confusion ou de l'équivoque. Le chrétien doit donc examiner les choses avec sérieux, en profondeur, dans un souci de vérité. C'est là un besoin qui se fait toujours sentir.

Nous rencontrons aujourd'hui des situations qui obligent à réfléchir et qui peuvent étonner, parfois même troubler. Ainsi, à côté d'un œcuménisme officiel, un autre œcuménisme trouve, dans l'expérience charismatique, telle qu'elle est vécue dans certains milieux, la base de manifestations d'unité qui rassemblent catholiques, protestants et évangéliques partageant cette compréhension particulière de l'œuvre du Saint-Esprit. On peut cependant se demander jusqu'où va cette unité, et même quelle est sa nature, quand on constate que les mouvements concernés ont, sur des points essentiels, comme le salut ou l'Eglise, des perspectives doctrinales apparemment inconciliables.

Aujourd'hui encore, l'exhortation de Jean garde toute son actualité: Il faut éprouver les esprits, faire preuve de discernement, demander à Dieu de la sagesse pour ne pas mal juger un frère, mais aussi pour ne pas se laisser abuser par un faux frère, un faux prophète, une fausse doctrine, ou une fausse unité... autant de moyens que l'adversaire continue à utiliser pour mettre en péril l'édification de l' Eglise. Les faux, les «pseudo», sont, par expérience, une arme plus efficace contre l'Eglise que les persécutions. C’était déjà vrai au premier siècle quand les apôtres étaient encore personnellement les piliers de l'Eglise.

A combien plus forte raison depuis, quand le péril annoncé est celui d'un temps où les hommes ne supporteront pas la saine doctrine; mais, ayant la démangeaison d'entendre des choses agréables, ils se donneront une foule de docteurs selon leurs propres désirs, détourneront l'oreille de la vérité et se tourneront vers les fables. (2 Tim 4:3-4).Que de mises en garde dans le Nouveau Testament, de la part de Jésus et des apôtres, à ce sujet. Paul avertissait les anciens d'Ephèse en leur disant: Prenez donc garde à vous- mêmes et à tout le troupeau sur lequel le Saint-Esprit vous a établis évêques, pour paître l'Eglise du Seigneur qu'il s'est acquise par son propre sang. Je sais qu'il s'introduira parmi vous, après mon départ, des loups cruels qui n'épargneront pas le troupeau, et qu'il s'élèvera du milieu de vous des hommes qui enseigneront des choses pernicieuses, pour entraîner les disciples  après eux. Veillez donc, vous souvenant que... je n'ai cessé nuit et jour d'exhorter avec larmes chacun de vous. (Act 20:27-31). Faut-il considérer aujourd'hui que ce type d'avertissement n'est plus nécessaire? que les églises évangéliques actuelles ne courent plus de dangers de cet ordre? que ce qui empêche les manifestations visibles de l'unité des croyants est bien plus grave que ce qui menace leur intégrité doctrinale, leur fidélité à l'Evangile, leur unité dans l'Esprit?

Face aux ennemis «extérieurs» (les persécuteurs de l'Eglise) et «intérieurs» du peuple de Dieu (les faux docteurs agissant du dedans) l'Evangile nous propose des traitements dont il importe de noter les différences. En ce qui concerne les ennemis extérieurs, Jésus nous propose de prier pour eux, de les bénir au lieu de les maudire, de leur faire du bien en réponse au mal qu'ils nous font, de ne pas les craindre s'ils s'en prennent à notre vie... car mieux vaut perdre sa vie que son âme! Pour les ennemis intérieurs, le Nouveau Testament nous propose de nous séparer d'eux, de les exclure de la communion, de ne rien avoir à faire avec eux, de ne plus les recevoir, de dénoncer leurs mensonges... que celui qui annonce «un autre Evangile» soit anathème, c'est à dire exclu.

Dans ce siècle de confusion généralisée, face aux turbulences religieuses, face à la multiplication des sectes, il est important de faire preuve de vigilance. Les vents de doctrines soufflent dans toutes les directions. Les risques de se laisser emporter existent bel et bien. Alors, quand l'Ecriture parle d'un seul corps et d'un seul esprit, il est nécessaire d'éprouver les bases sur lesquelles nous nous fondons en matière, précisément, de «corps» et «d'esprit».

3.2.2 une seule espérance

Le chrétien est quelqu'un qui regarde en avant: Dieu vous a appelés à une seule espérance lorsqu'il vous a fait venir à lui (Semeur). Cela ne signifie pas qu'il doit oublier le passé. Bien au contraire! Comment pourrait-il cesser de regarder à la croix? Là, Jésus est mort pour ses péchés; là, il a reçu, avec le pardon, la grâce d'une vie nouvelle. Ce souvenir, il doit le cultiver en participant régulièrement au repas du Seigneur. C'est, du reste, dans ce mémorial même qu'il trouvera le plus fort encouragement à regarder aussi en avant: car celui qui est mort est aussi celui qui vient. Le plein héritage qu'il a acquis pour les siens n'est pas encore là; il reste à venir: le meilleur est pour la fin (Rom 8:17-18; 2 Cor4:17-18)! Lorsque cela sera manifesté, nous serons semblables à lui, parce que nous le verrons tel qu'il est. (1 In 3:1-3). L'Apocalypse nous donne une idée de ce qui attend les rachetés du Seigneur. Merveilleux !

L'espérance est inscrite partout dans la Bible: Nous attendons, selon sa promesse, de nouveaux cieux et une nouvelle terre, où la justice habitera. (2 Pi 3:13). C'est une espérance vivifiante, source de consolation dans l'épreuve, de courage dans le service. Elle motive une vie sainte, dans l’attente de ce jour où nous comparaîtrons devant le Maître pour rendre compte de la gestion de nos vies (2 Cor 5.10, Mat 25.13s). Notre unité se nourrit aussi de cette seule espérance: celle du triomphe de l'Agneau, le triomphe de l'amour et de la justice.

Mais cette seule espérance ne peut pas se confondre avec des espoirs qui ne se fondent que sur les capacités humaines et n'ont d'autre visée que notre condition terrestre. Elle exclut l'illusion d'atteindre par le combat politique, l'action sociale, le progrès scientifique, un âge d'or où l'homme, parvenu à sa maturité, aurait résolu tous ses problèmes. Elle exclut toute théologie de la libération qui prônerait au nom du Christ l'utilisation de la violence et verrait dans la lutte pour une libération politico-sociale la traduction pure et simple du message de l'Evangile. On ne voit pas, en effet, que telle ait été l'attitude de Jésus, ni la visée de son enseignement. Il n'instruit pas contre Zachée le procès politique que d'autres ne manqueraient pas de lui faire -puisqu'il s'est mis au service de la puissance occupante et qu'il en tire d'intéressants profits. Il le traite en ami et fait de lui un homme nouveau pour le plus grand bien de tous. Il résout ainsi le vrai problème: celui du péché dans le cœur d'un homme perdu que Jésus est venu chercher et sauver (Luc 19.10). Qu'aurait gagné Jéricho à la condamnation de Zachée?

Paul dit: une seule espérance. C'est celle que l'Evangile apporte à un monde perdu, la même qu'exprime parfaitement Jn 3.16: afin qu'ils ne périssent pas, mais qu'ils aient la vie éternelle. On ne peut expliquer vraiment aux hommes la nécessité du salut et les conduire à la seule espérance sans leur parler de la réalité de la perdition, des deux seuls chemins, des deux seules destinations possibles: le ciel ou l'enfer.

Ce vieil Evangile n’est pas forcément populaire. Cependant, sans ces vérités fondamentales, la signification de l'espérance chrétienne ne peut être véritablement saisie. Dans le monde, dit Paul, nous étions sans espérance (Eph 2.12). En Christ, nous avons reçu une espérance qui ne trompe pas (Rom 5.5). Veillons à présenter fidèlement cette seule espérance; veillons à nous mettre, ou à rester, en situation de pouvoir l'annoncer clairement. Il s'agit, selon Col 1.23, de demeurer fondés et inébranlables dans la foi, sans nous détourner de l'espérance de l'Evangile Voilà donc bien un des critères de l'unité. Négliger d'annoncer la seule espérance, l'annoncer sans la rattacher à la réalité de la perdition, lui substituer une autre espérance, c'est attenter à l'unité. Car celle-ci est fondée sur la seule espérance.

(1) NDLR:

En résumé, l'Unité est déjà réalisée en réponse à la prière de Jésus. Elle concerne "tous ceux que le Père a donné au Fils". Ceux-ci doivent connaître le Père et celui qu'Il a envoyé, Jésus-Christ. (v3). Ils doivent aussi savoir que Christ est sorti du Père et a été envoyé par le Père (v8). Ajoutons qu'ils connaissent le nom de Dieu, ce qui les remplit d'amour et de la présence de Jésus. (v26)

Ils doivent recevoir les paroles que le Père a données au Fils (v8), garder Sa parole (v6), être sanctifiés par la vérité qui est la parole (v17)

Etre tiré du monde (v6 et 16), Ne pas être du monde (v11), Etre haï par le monde (v14), Etre sanctifié par la parole (v17), Christ doit être glorifié en eux (v19)

Enfin, ils sont missionnés: envoyés pour proclamer la bonne nouvelle, et appeler les hommes à la repentance. Ils peuvent goûter à la joie parfaite de Christ, par la connaissance. (v18)

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Dernière mise à jour de cette page le 28/07/2008